|
Déclaration
des revenus - ^ RETOUR HAUT DE PAGE ^ -
L'
époux
survivant ou les héritiers doivent dans les 6 mois
du décès :
- déclarer
les revenus acquis par tous les membres du foyer fiscal
(personne décédée, conjoint, enfants
et personnes à charge) entre le 1er janvier et la
date du décès;
- le cas échéant, faire les déclarations
spéciales relatives aux bénéfices professionnels
réalisés à la date du décès,
pour l'activité non salariée.
La situation
et les charges de famille sont celles existant au 1er janvier,
ou au jour du décès si elles sont plus favorables
pour le calcul de l'impôt.
Avant
le 15 mars, le conjoint survivant doit déclarer
les revenus dont lui-même et les personnes à
sa charge ont disposé du décès à
la fin de l'année.
Pour l'établissement de son imposition personnelle,
le conjoint survivant bénéficie du même
nombre de parts que s'il était marié.Si le
conjoint décèdé bénéficiait
d'une demi-part supplémentaire en raison d'une invalidité,
le survivant peut bénéficier pour la seule
année du décès.
Les
charges de famille retenues sont celles existant au 1er
janvier, ou au 31 décembre si elles sont plus favorables
pour le calcul de l'impôt.
A
noter
- Le
rattachement des enfants majeurs, célibataires ou
mariés :
- âgés
de moins de 21 ans, ou de moins de 25 ans s'ils poursuivent
leurs études;
- quel que soit leur âge, s'ils effectuent leur service
national ou s'ils sont infirmes,
est possible l'année du décès. Il ne
peut être demandé que sur une seule des déclarations,
celle du foyer fiscal du défunt ou celle du conjoint
survivant.
- La
répartition des charges déductibles du revenu
global et de celles donnant lieu à réduction
ou à crédit d'impôt (1) s'éffectue
en fonction de la date de leur paiement.
- Si
le décès intervient entre le 1er janvier et
la fin février, les héritiers doivent déclarer
:
- les
revenus de l'année précédente, dans
les délais normaux (avant le 15 mars);
- les
revenus du 1er janvier à la date du décès,
dans les 6 mois.
- L'année
suivant celle du décès, les héritiers
n'ont pas à verser d'acompte provisionnel au nom
du défunt.
Services
où adresser les déclarations
-
Déclarations des revenus : au centre des impôts
du domicile du défunt.
-
Déclarations spéciales relatives au bénéfices
professionnels : au centre des impôts du lieu
de la profession.
Déclaration
de succession -
^ RETOUR
HAUT DE PAGE ^ -
Elle
est rédigée sur une formule spéciale disponible
dans les recettes des impôts.
Elle
est souscrite en double exemplaire si l'actif brut de
la
succession est supérieur à 15.249 EUR (sinon
en un seul exemplaire).
Qui
doit la souscrire ?
-
Les héritiers étant responsables solidairement
du paiement des droits, l'un d'eux peut rédiger
la déclaration pour tous.
-
Les légataires, les donataires et le partenaire
lié au défunt par un pacte civil de solidarité
doivent, chacun, rédiger une déclaration
pour les biens leur revenant.
-
Toutefois, héritiers, légataires, donataires
et partenaire lié au défunt par un pacte
civil de solidarité peuvent rédiger une
déclaration unique portant sur toute la succession
et signée par chacun d'eux.
A
quel moment ?
-
Dans les 6 mois, lorsque le décès a eu lieu
en France métropolitaine.
- Dans
les 12 mois, dans les autres cas.
Des
délais spéciaux sont prévus pour les
départements d'outre-mer.
Où
la déposer ?
- A
la recette des impôts du domicile du défunt.
- A
la recette des impôts des non-résidents (9,
rue d'Uzès - 75094 Paris Cedex 02), si le défunt
était domicilié à l'étranger.
Que
contient-elle ?
- Tout
les renseignements relatifs notamment à l'identité
du défunt et de ses héritiers, donataires,
légataires ou partenaires lié au défunt
par un pacte civil de solidarité et à leur
qualité.
- L'analyse
des dispositions testamentaires et des clauses du contrat
de mariage ainsi que la justification du pacte civil de
solidarité.
- Le
rappel des donations consenties par le défunt antérieurement
à son décès.
Les
donations régulièrement enregistrées
depuis plus de 10 ans ainsi que les dons manuels révélés
à l'administration et déclarés depuis
plus de 10 ans ne sont pas rappelés à la succession.
- L'énumération
et l'estimation détaillés des biens de la
succession, même s'ils sont exonérés.
- L'énumération
et le montant des dettes à la charge du défunt.
- Une
affirmation de sincérité.
Biens
à déclarer - ^ RETOUR HAUT DE PAGE ^ -
La déclaration
doit comprendre tous les biens, imposable ou non.
Ce sont
tous les biens laissés par le défunt.
+ Lorsqu'il
n'avait pas son domicile fiscal en France , et pour les
décès intervenus à compter du 1er janvier
1999, sont à déclarer tous les biens meubles
et immeubles français et étrangers dès
lors que le bénéficiaire est domicilié
en France au jour du décès et a eu son domicile
fiscal en France depuis au moins 6 ans dans les 10 années
précédant la date du décès.
+ Lorsqu'il
avait son domicile fiscal en France
- meubles
(mobilier, fonds de commerce, valeurs mobilères
françaises et étrangères, sommes
d'argent, etc.) ;
-
immeubles (maisons, appartements, terrains, etc.) situés
en France ou hors de France ;
-
les primes versées après le 70e anniversaire
de l'assuré, dans le cadre de contrats d'assurance
sur la vie souscrits à compter du 20 novembre
1991, pour la fraction excédant 30.499 EUR
quel que soit le nombre de contrats et de bénéficiaires.
Lorsque les primes versées ne répondent
pas à ces conditions, elles sont soumises à
un prélèvement de 20 % à concurrence
de la part revenant à chaque bénéficiaire
diminuée d'un abattement de 152.495 EUR pour
les contrats souscrits après le 13 octobre 1998
et les primes versées à compter de cette
date sur les contrats en cours.
À
noter
Une
attestation notariée de propriété
constatant la mutation par décès de
droits réels immobiliers doit être établie
et déposée à la conservation
des hypothèques pour publication au fichier
immobilier. Outre ses conséquences civiles,
le dépôt de ce document permet d'effectuer
la mise à jour de la documentation cadastrale
au nom des héritiers pour l'établissement
des taxes foncières.
Biens
exonérés - ^ RETOUR HAUT DE PAGE ^ -
Les
exonérations peuvent être motivées par
> la qualité du défunt : personnes décédées
du fait d'actes de terrorisme, militaires français,
soldats de la paix ayant trouvé la mort sur le
territoire de l'ex-Yougoslavie, successions de civils
de nationalité
française décédés dans le cadre
de missions humanitaires effectuées dans ce pays
sous l'égide du Haut comité aux réfugiés
;
> la qualité du bénéficiaire : les
legs consentis à l'État et à certains
établissements publics ou organismes d'utilité
publique, dons et legs aux associations ou aux fondations
reconnues d'utilité publique dont les ressources
sont affectées à la protection de l'environnement
ou des animaux;
>
la nature des biens transmis
- les
réversions de rentes viagères entre époux
ou entre parents en ligne directe ;
- sous
certaines conditions, les biens forestiers ou ruraux à
concurrence d'une fraction de leur valeur;
-
les oeuvres d'art, livres et objets de collection ou documents
de haute valeur historique ou artistique dont il est fait
don à l'État avec son agrément;
-
les immeubles classés ou inscrits sur l'inventaire
supplémentaire des monuments historiques et les
meubles qui en constituent le prolongement historique;
les parts de certaines sociétés civiles
propriétaires de ces mêmes biens et imposées
dans la catégorie des revenus fonciers (sous certaines
conditions) ;
-
sous certaines conditions, les entreprises individuelles
ou parts et actions de société à
concurrence de la moitié de leur valeur.
Exonérations
partielles des droits de mutation
Elles
s'appliquent pour:
-
la première transmission d'immeubles acquis neufs
ou en état futur d'achèvement entre le
1er juin 1993 et le 31 décembre 1994 si l'immeuble
a été achevé avant le 111 juillet
1994 et a été affecté à l'habitation
principale pendant au moins cinq ans (1) depuis
la date de l'acquisition ou celle de l'achèvement
si elle est postérieure.
L'exonération est limitée à 45.748
EUR par part reçue par chacun des héritiers
ou légataires et s'applique quel que soit le lien
de parenté ou d'alliance entre le défunt
et le bénéficiaire de la transmission.
Elle se cumule avec les abattements légalement
applicables. Cet avantage fiscal ne peut se cumuler avec
celui des réductions d'impôt pour investissement
locatif neuf ou pour investissement dans l'immobilier
neuf dans les DOM?TOM;
-
les immeubles achevés avant le 31 décembre
1994 et acquis neufs entre le le, août 1995 et le
31 décembre 1995.
Lors de leur première transmission à titre
gratuit, ils bénéficient d'un abattement
de 45.748 EUR par part à condition d'avoir été
affectés à l'habitation principale pendant
une durée minimale de deux ans à compter
de l'acquisition. Le bénéficiaire de la
transmission doit prendre l'engagement de ne pas les affecter
à un autre usage que l'habitation pendant au moins
trois ans.
(1)
En cas de transmission à titre gratuit, durant ce
délai, cette condition s'impose au donataire en cas
de décès de l'acquéreur.
L'exonération
ne s'applique pas aux immeubles dont l'acquéreur
a bénéficié des réductions d'impôt
pour investissement locatif neuf ou pour investissement
dans l'immobilier neuf dans les DOM-TOM;
les immeubles d'habitation et garages acquis sous
le régime des droits d'enregistrement entre le 111
août 1995 et le 31 décembre 1996.
Leur première mutation à titre gratuit est
exonérée s'ils ont été donnés
en location par le propriétaire pendant au moins
neuf ans à une personne autre qu'un membre du foyer
fiscal du contribuable, un ascendant ou un descendant de
celui?ci, qui en a fait son habitation principale ; les
loyers et les ressources du locataire ne doivent pas dépasser
certains plafonds; la location doit avoir pris effet dans
les six mois de l'acquisition de l'immeuble.
L'exonération s'applique à concurrence des
trois quarts de la valeur de l'immeuble et est plafonnée
à 45.748 EUR par part reçue par chacun des
donataires, héritiers ou légataires.
Évaluation
des biens -
^ RETOUR
HAUT DE PAGE ^ -
Les héritiers doivent estimer
> les immeubles et les fonds de commerce à leur
valeur vénale réelle au jour du décès.
Pour les décès intervenus à compter
du 1" janvier 1999, il peut être effectué
un abattement de 20 % sur la valeur vénale réelle
de l'immeuble constituant la résidence principale
du défunt au jour de son décès, à
la condition que l'immeuble soit occupé à
titre de résidence principale à la même
date par le conjoint survivant, par un ou plusieurs enfants
mineurs ou majeurs protégés, du défunt
ou de son conjoint;
> les valeurs mobilières
-
cotées : au cours de la bourse au jour du décès
;
- non
cotées : à leur valeur réelle au
jour du décès ;
>
le mobilier : forfait minimum de 5 % de la valeur brute
de l'ensemble des autres biens de la succession ;
> les bijoux et les objets d'art ou de collection : à
la valeur d'assurance ou, en l'absence d'assurance, à
la valeur réelle au jour du décès.
Des méthodes reposant sur les prix atteints en vente
publique peuvent également être admises.
En
cas de démembrement de la propriété
(un héritier recevant la nue-propriété
et le conjoint survivant l'usufruit), la valeur des biens
recueillis est répartie forfaitairement selon l'âge
de l'usufruitier.
| Âge
de l'usufruitier |
Usufruit
(%)
|
Nue-propriété
(%)
|
| -
moins de 20 ans |
70
|
30
|
| -
de 20 à 29 ans |
60
|
40
|
| -
de 30 à 39 ans |
50
|
50
|
| -
de 40 à 49 ans |
40
|
60
|
| -
de 50 à 59 ans ans |
30
|
70
|
| -
de 60 à 69 ans |
20
|
80
|
| -
à partir de 70 ans |
10
|
90
|
|
Exemple
Pour un usufruitier de 62 ans, la valeur de l'usufruit est
égale à 20
de la valeur du bien el celle de la nue-propriété
à 80 °/.
Déduction
des dettes -
^ RETOUR
HAUT DE PAGE ^ -
> Sont déductibles de l'actif successoral, à
condition d'être justifiés
-
les dettes à la charge du défunt existant
au jour du décès ;
-
les frais de la dernière maladie ;
-
les frais funéraires, dans la limite de 6 000 €
>
Les dettes reconnues par testament et, sauf preuve contraire,
celles consenties au profit des héritiers ou échues
depuis plus de trois mois avant l'ouverture de la succession
ne sont pas déductibles.
>
Les dettes contractées pour l'achat de biens exonérés
de droits sont imputées par priorité sur la
valeur de ces biens.
>
Autres déductions: les indemnités versées
ou dues aux personnes contaminées par le virus d'immunodéficience
humaine (VIH) dans le cadre de leur activité professionnelle
ou à la suite d'une transfusion de produits sanguins
ou d'une injection de produits dérivés du
sang réalisée en France et par la maladie
de Creutzfeldt Jakob à la suite d'un traitement par
hormones de croissance sont déductibles de la succession
de ces personnes.
Calcul
et paiement des droits de succession
Détermination
du montant imposable -
^ RETOUR
HAUT DE PAGE ^ -
Les
droits de succession sont calculés sur la part
nette, après déduction des dettes, recueillie
par chaque héritier compte tenu, le cas échéant,
du rapport des donations antérieures, et après
application d'abattements s'élevant à
- 60.998
EUR sur
la part du conjoint survivant pour les successions
ouvertes entre le l11janvier et le 31 décembre
1999 et 76.247 EUR à compter du le
1er janvier 2000 ;
- 45.748
EUR sur
la part de chacun des ascendants et enfants vivants
ou représentés ;
- 1.525
EUR sur
la part successorale de chaque héritier
ou légataire qui ne bénéficie pas
d'un autre abattement;
- 57.186
EUR sur
la part du partenaire lié par un
pacte civil de solidarité, pour les successions
ouvertes à compter du 1er janvier 2000.
Cas
particuliers
>
Le frère ou la sueur du défunt qui au moment
du décès est célibataire, veuf (ve),
divorcé (e) ou séparé (e) de corps
et âgé (e) de plus de 50 ans ou infirme
et a été constamment domicilié (e)
avec le défunt pendant les 5 ans ayant précédé
le décès, bénéficie d'un
abattement de 15.249 EUR
>
L'héritier ou légataire frappé d'une
infirmité physique ou mentale l'empêchant
de travailler dans des conditions normales de rentabilité
bénéficie d'un abattement supplémentaire
de 45.748 EUR. Cet abattement peut, le cas échéant,
se cumuler avec les abattements de 60.998 EUR (76.247 EUR),
45.748 EUR et 15.249 EUR.
Réduction
- Les
droits résultant de l'application du barème
sont réduits
de 305 EUR par enfant au?delà du deuxième
pour les héritiers ayant au moins 3 enfants vivants
ou représentés au moment du décès.
Cette réduction est portée à 610
EUR pour le conjoint, les héritiers en ligne
directe et le partenaire lié par un pacte
civil de solidarité
;
-
de la moitié, avec un maximum de 305 EUR , pour
les mutilés de guerre, invalides à 50 %.
Paiement - ^ RETOUR HAUT DE PAGE ^ -
>
Le paiement a lieu à la recette principale des impôts,
en principe lors du dépôt de la déclaration
de succession, mais il peut être
- différé,
notamment en cas de dévolution de biens en nue-propriété;
- ou
fractionné, sous certaines conditions, sur un délai
de 5 ou 10 ans, moyennant le versement d'intérêts
et après présentation de garanties suffisantes.
Le paiement
des droits dus sur les transmissions d'entreprises peut,
sous certaines conditions, être différé
pendant 5 ans puis fractionné pendant 10 ans. Le
taux de l'intérêt de crédit peut être
réduit des deux tiers si chaque héritier reçoit
plus de 10 % de la valeur de l'entreprise ou si plus du
tiers du capital est transmis.
1 Il se fait habituellement en espèces, par chèque
postal ou bancaire ; il peut se faire aussi, après
agrément ministériel, par remise d'oeuvres
d'art, livres ou objets de collection présentant
un intérêt exceptionnel ou d'immeubles situés
dans les zones d'intervention du conservatoire de l'espace
littoral et des rivages lacustres.
Tarif - ^ RETOUR HAUT DE PAGE ^ -
La part
nette de chaque héritier est taxée d'après
le barème suivant
|
Fraction
de part nette taxable recueillie
|
Taux
|
|
EN
LIGNE DIRECTE
|
ENTRE
EPOUX
|
%
|
| n'excédant
pas 7.624 EUR |
n'excédant
pas 7.624 EUR |
5
|
comprise
entre 7.624 EUR
et 11.437 EUR |
comprise
entre 7.624 EUR
et 15.249 EUR |
10
|
comprise
entre 11.437 EUR
et 15.249 EUR |
comprise
entre 15.249 EUR
et 30.499 EUR |
15
|
comprise
entre 15.249 EUR
et 518.483 EUR |
comprise
entre 30.499 EUR
et 518.483 EUR |
20
|
comprise
entre 518.483 EUR
et 853.972 EUR |
comprise
entre 518.483 EUR
et 853.972 EUR |
30
|
comprise
entre 853.972 EUR
et 1.707.944 EUR |
comprise
entre 853.972 EUR
et 1.707.944 EUR |
35
|
| supérieure
à 1.707.944 EUR |
supérieure
à 1.707.944 EUR |
40
|
|
Autre
successions - ^ RETOUR HAUT DE PAGE ^ -
| Entre
frères et soeurs |
| n'excédant
pas 22.874 EUR |
35
|
| supérieure
à 22.874 EUR |
45
|
| Entre
parents jusqu'au 4° degré inclus |
55
|
| Entre
parents au-delà du 4° degré
et entre étrangers |
60
|
| Entre
partenaires liés par un pacte civil de
solidarité |
| n'excédant
pas 15.249 EUR |
40
|
| supérieure
à 15.249 EUR |
50
|
|
|